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| Sulphuric Saliva |
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After two CD albums released by the parisian label UWE (Laurent HO, Manu le Malin,…), SULPHURIC SALIVA, original member of the MARK XIII collective, meet up with DISCORDIAN Records for his new opus ‘’No opportunity in standard experiences’’. This 3rd album shows a somewhat radical evolution. Of course one can find the same harsh and addictive tones so specific to SULPHURIC’s work, but counter-balanced by melodic synth patches, creating quasi cinematographic soundscapes. SHOP:
obskure.com: « No Opportunity In Standard Experience » (soit « N.O.I.S.E. ») fait suite à un premier album en 2000 et « Heart Of Noise » en 2002 chez UWE. Avec de troisième envoi, Sulphuric Saliva choisit d’officier dans le médian. Les morceaux reposent tantôt sur des touches synthétiques dansantes sans être pesantes (« Bulldozer Poetry »), tantôt sur des structures rythmiques qui vont en se complexifiant. L’air reste léger, balayé par une brise magnétique entêtante et, bien qu’adepte des dance-floors, on évite l’écueil de la facilité roborative en piégeant son titre de pauses bien plus intelligentes qu’un amoncellement irréfléchi de BPM et de pitchs (« Second Birth »). « Everything You Know Is Wrong » triture avec entêtement plusieurs idées en lorgnant sans complexe du côté de la techno. Sample de voix au départ, couches successives, présence de couplets et de refrains distincts, il lui manque cependant une plus grande unité, et ce titre flotte sans trouver d’appui véritable. « Flames Were Licking The Sky » allie la beauté d’une mélodie à la Angelo Badalamenti aux agressions electronica, le mariage prend et on hésite à taper du pied ou à se balancer, une très grande réussite de l’album, d’ailleurs immédiatement reprise avec une guitare aigrelette par Communication Zero pour un remix, certes bien plus direct, mais moins pertinent. De la même façon, « Anger » est ouvertement martial malgré ses lenteurs de clavier, et cet aspect froid, mécanique de Sulphuric Saliva est celui qui me plaît le moins. Je préfère plus plonger dans une réminiscence new wave non dénuée d’humour avec « Survivor », sa batterie, sa grosse basse (que l’on souhaiterait plus puissante tout de même) et ses notes acidulées : eighties for ever ! Bien sûr, tout ceci est interprété, filtré par les sonorités contemporaines et non une copie pâle de nos anciennes années. Humour toujours avec le malsain « Missing » qui viendra clore l’album, jeu de l’angoisse maintenue en vie sous des tonnes de bruits : « Voilà » dit le petit gamin ravi… Pause sur ce premier Cd avec « Comatose Drift ». On remet les sons à zéro et on vire dans le malsain, les blattes robotiques sortant explorer la peau humaine. Moins dense que Remain Silent, Sulphuric Saliva sait être poisseux. L’usage réitéré d’une note quasi unique, aux variations à peine perceptibles, est là pour assommer. Le bonheur n’est pas loin car les nombreuses influences cold se fraient ensuite un chemin pour asseoir le deuxième très grand titre de l’album : « Smash » finit de nous séduire, de ses pulsations impériales et sans grandiloquences ! « Phoenix », plus industriel, paraît presque terne à côté ; pourtant ce titre, sous un abord bruitiste, cache une mélodie aguichante. Tout aussi caché et maltraité par des passages répétitifs en diable, « Noise To Noise » allie l’agréable et le harcèlement. Mise au point en douceur par effet de fade-ups, l’auditeur est attiré, concassé, charmé et épuisé. Nouvelle pause avec le titre le plus cinématographique, bande-son idéale d’un hiver nucléaire, « A Moment Off ». Salves rageuses de mitraillettes synthétiques pour nous accueillir sitôt sortis de notre trou et retour du pilonnage en règle. Sauf que, là encore, une écoute plus attentive décèle des nappes mélancoliques qui font la marque de fabrique de Christophe Leusiau Peut-être est-ce là l’écueil de ce premier album : beaucoup trop dense, il aurait mérité un allégement. Certes, nul n’est obligé de tout écouter d’une traite, mais avec les divers lecteurs Cd disponibles, c’est ce qui se passe et, tout comme une rétrospective a le don de perdre certains aspects de la personnalité d’un artiste sous la masse de documents, « No Opportunity In Standard Experiences » risque de noyer au final bon nombres d’idées et d’émotions. A vous de ne pas être pressés ! En cadeau, le Grenoblois a choisi de nous offrir les titres composés sous le nom de Triatoma, un deuxième CD qui explore une autre palette de sonorités. Peu de beats, échos monstrueux, jeux stéréophoniques, profondeurs abyssales, ambiances de cinématiques glaciales et attirantes. Triatoma prend son temps et avance irrémédiablement, ne laissant les rares rythmes s’installer qu’après une longue attente (le final emblématique de « Biomechanic Metempsychosis » ), Triatoma pioche où bon lui semble : un soupçon de chant lyrique dans « Species Encounter 1 », une tentation symphonique sur « Beyond », des meuglements humains dans « Condominion », des geignements et des courses d’insectes robotisés sont semés dans « Anger »… Et ainsi de suite : Triatoma est bien plus qu’un side-project ! Pour vendre ce produit, copier ce code sur votre site, blog, page Myspace. <a href="http://rightcart.com/cart/add_no_js/5355?rightcart_pid=1323#anch"
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