






| Tommy |
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Il y a des années de cela, entre un plantage de voiture dans une piscine et un lancer de télévision depuis le balcon d’une chambre d’hôtel, les Who auraient-ils pu imaginer qu’en sortant leur plus célèbre album, ils venaient de baptiser un nouveau-né à des centaines de kilomètres de là? Et c’est pourtant ce qui se passe quand ses parents, fans du groupe, décident d’appeler leur rejeton et futur songwriter, Tommy.
Tommy, on le verrait bien dans l’Auberge Espagnole de Klapisch: en véritable belge il n’a pas trop de racines et se retrouve sur les routes comme dans un voyage initiatique, à dormir sur les plages de la côte belge, à jouer du bouzouki et de la guimbarde dans plusieurs villes espagnoles, dormant sur les terrasses de cafés, dans les parkings, sur les bords du fleuve à Séville… Et ces histoires se terminent régulièrement à Lisbonne où, une nuit, sans endroit où aller, Tommy se retrouve hébergé par un couple de gays qui l’emmèneront, le lendemain, tourner dans leur court métrage à Alfama. S’il est appelé par la rue et ses expériences, c’est que, portant aussi en lui cette part d’ombre, S’il sait, aujourd’hui, se promener tranquillement dans les allées bruxelloises du parc du Mont des Arts, embaumées de lavande en été, et s’il a des airs de garçon sage, c’est qu’il transcende (enfin, presque..!) l’esprit rebelle du rock vers un univers moins visible, spirituel. Ainsi lors d'une performance dans une prison, un détenu témoigne: « Pendant le concert, j’ai oublié que j’étais en prison ». Et c’est avant tout ce que Tommy recherche: créer un espace, un moment pour oublier les apparences et partir à l’aventure dans cet univers qui se trouve en nous…
Ils en parlent: Nous avons reçu, via Marc Ysaye (Classic 21), votre album qui est une petite merveille. Nouveau venu sur la scène belge, Tommy semble promis à un bel avenir. Ce premier album très réussi devrait leur ouvrir bien des portes dont celles d'un label nécessaire à la bonne distribution de la rondelle. Un pop/rock varié et séduisant à découvrir! De son timbre brut et pur, Tommy Donald Colin rêve à haute voix: onze morceaux tantôt riches en sonorités, tantôt dépouillés, toujours séduisants. Si le Tommy des Who était aveugle, pour celui-ci: “The light will be”. Thank You, Lord. La musique de Tommy est une invitation à l’introspection, au voyage intérieur. Il a raison quand il dit qu’il fait de la fresh-pop, ses morceaux sont empreints d’une sorte de fraîcheur qui vous nettoie les oreilles. Il faut dire qu'on l'a tous adopté ici, Tommy. Un son pop-rock pétillant, teinté de folk à la Neil Young, avec un zeste de Lennon, pour le côté acidulé. Et comme ça balance vraiment, on aime ça ! Avec une référence à un des albums-phares des 70’s, ces dignes enfants du rock distillent une fresh-pop imparable que ne renieraient pas Oasis A l’écoute de cette voix pure, soutenue par une formation expérimentée et solide, on ose lui prédire un bel avenir à l’image de Girls in Hawaii ou Mud Flow. Etre baptisé Tommy, c’est son vrai prénom, en hommage au héros de l’opéra rock des Who, n’est-ce pas être prédestiné? On ose le pari ! Nous avons été agréablement surpris lors de votre prestation: on nous avait annoncé un groupe "pop gentil" et c'est à mon sens bien plus que ça. C'est vraiment très rare, je n’aime généralement pas la "belgipop" C'est peut-être ça : vous sortez des clichés"belgian pop" et c'est tant mieux.
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