






| Pillow |
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Deux ans après leur premier album éponyme, les belgo-français sont de retour avec le cinq titres "no explicit lyrics". Pas de lyrics du tout même car PILLOW reste dans sa veine rock intrumental. Mais un peu de neuf avec les claviers analogiques qui occupent plus de place que sur le premier album. La basse aussi, plus marquée, elle insuffle un certain groove et soutient mieux les lignes mélodiques. PILLOW prend de la bouteille et la cinquantaine de concerts donnés depuis 2005 (dont de nombreuses premières parties de concerts pour de The Isles, Editors, Styrofoam, Giardini Di Miro, Forward Russia, etc) ont mis le groupe dans une confiance marquée tout au long de ces cinq plages bien senties.
On connaît Pillow depuis un certain temps maintenant. Ils ont certainement écoulé la plupart des endroits où s’exprimer de notre côté de la Belgique, mais leurs apparitions restent discrètes, allez savoir pourquoi. Depuis le début, j’ai trouvé que le groupe avait quelque chose d’accrocheur, peut-être même une sorte de nouveau concept : arriver au climax des formations post-rock derniers cris en évitant toute longueur. En moyenne, quatre minutes compressées pour gagner un maximum d’intensité, tout en mélodies distillées dans les meilleurs alambics. Le bassiste fait des petites merveilles au milieu de cet univers de guitares entrelacées. Et notre oreille décompose, elle imagine une série de formes et de couleurs regroupées. Tout en gardant l’ensemble en tête pour se laisser emporter dans leurs envolées. Des supernovas qui surpassent dix fois le poids de notre terre, respire les milliards de particules présentent dans l’air. Autant de bouffées que de notes, autant de cette fine poussière qui couvre l’histoire que d’intelligences collectives. Alors que tout explose, moi je reste couché et j’écoute, je me refais un monde à chaque titre et à chaque crescendo je revois ma vie imaginaire s’envoler. Le soir je peux apercevoir ces instants dévoilés autour de la terre, ils occupent l’atmosphère dans son entièreté. Si la musique de Pillow était un livre, il serait imprimé de phrases courtes. Oui, c’est ce qu’il ferait, des phrases courtes. Les cinq font leur chemin, en gardant les pieds sur terre, parfois. On s’est détendu en live dans le chapiteau Carte Postale au Verdur Rock samedi dernier, j’ai bien aimé. On était couché. C’était mouillé par terre, sur le doux tapis orange, mais c’était pas grave. On était bien. Cconseill de la musiqueJeter Pillow dans les oubliettes du post-rock serait, sans conteste, l’injustice de ce début d’année. Avec son étiquette post-rock sur le dos, Pillow pourrait, lui aussi, invoquer l’application de la loi anti-discrimination. Il convient donc de s’en faire une raison : ce groupe avance, évolue à l’ombre des sentiers balisés. (...) Metro
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