Avec "The Girl Of My Dreams", premier album chez Carte Postale Records, et clin d'œil direct à son tout premier opus "The Boy Of Your Dreams", le bruxellois HANK HARRY retourne à la naïveté des débuts et à une inventivité roublarde et entêtante qui fera la joie des amateurs de mélodies en trompe l'œil et de chansons à double fond. Sur ce nouvel album, HANK HARRY va à l'essentiel, à l'os. Il chantonne, chuchote, fredonne et sifflote en s'échappant à grandes enjambées du "crooner déjanté" dans le corps duquel il a bien failli se laisser enfermer.
On l'imagine facilement, le sourire malicieux et l'œil pétillant, faisant feu de tout bois pour confectionner ces miniatures pop. Mélangeant sans scrupules beats electro, mélodica, armées de violoncelles, cœurs angéliques, trombones à coulisses, yuklélés et toute une panoplie de guitares et de pianos. HANK HARRY réussit toujours à nous faire croire à l'évidence de ses chansons. Sur sa route, le cavalier solitaire a rencontré mademoiselle Félicie Haymoz. Génie des alpages suisses, exilée à Bruxelles. A l'aide de son violoncelle et d'une scie musicale, elle hante une bonne partie de l'album, poussant également la chansonnette pour le plus grand plaisir des petits chats et des oiseaux qui passent par là. Le duo, sur scène, s'entoure de tout un barda d'instruments insolites, mais aussi d'un guitariste sensationnel, Maxime Bodson échappé du groupe Patton. Chaque prestation est un événement qui marque les mémoires des spectateurs. Classe, folie et tendresse font mouche à chaque fois. Personne n'a encore commenté cet article. |