Natifs de Montpellier, SCORCH évolue depuis une dizaine d’année dans un style Fusion Metal Hardcore nourri au Groove. Après un premier album en 2003 et un EP en 2005, unanimement accueillis par la presse spécialisée, le groupe fait désormais partie intégrante du paysage Metal hexagonal. SCORCH s’est depuis forgé une solide expérience scénique avec plus de 150 concerts au compteur un peu partout en France, ainsi qu’en Belgique et République Tchèque, comme en témoignent des lives au cours desquels nos corps et nos papilles ne résistent jamais longtemps…à déguster très chaud avec une pincée de sueur.
SCORCH nous régale aujourd’hui de son deuxième album « A GENOUX », et nous concocte, comme on s’y attendait, une cuisine épicée fidèle à sa réputation. Un album plus qu’alléchant !! A Table !! A table, mais pas n’importe comment. SCORCH est en effet partisan de nobles causes comme le respect des bonnes recettes de grand-mère sans ogm, ou encore la survie de notre planète, le tout assaisonné de textes à la sauce française où chaque ingrédient est dosé à souhait. Allez, assez parlé… cette fois c’est la bonne : A table !!
Avant je connaissais à peine ces Montpelliérains, je trouvais la formation immature et praticienne d’une musique facile. Désormais je me met " A Genoux " pour vous annoncer la nouvelle bouffée d’air frais du métal Français, SCORCH. Depuis 11 ans d’existence, 3 démos, un premier album " Silence " et un maxi qui a déjà bien fait parler de la formation, le quatuor nous revient avec un 13-titres plutôt bien fourni et groovy comme à leur réputation. Ca fait déjà longtemps que je ne m’intéresse plus à la scène french core ; on va dire depuis la chute du leader du genre le 13 octobre 2003. Pourtant, certains groupes ont réussi là où d’autres ont chutés et SCORCH fait parti de ceux qui n’ont pas failli dans le côté " in ". Original, efficace, alternatif et engagé… Autant dire que " A Genoux " est l’album qui me rend espoir dans le métal alternatif français avec une production qui tient assez la route. Le principe de base était de conduire la musique sur les consonances, les atmosphères, les samples et de mettre les textes ainsi que le frontman qui les écrit en avant… SCORCH n’a pas entièrement suivi ce schéma conventionnel mais en le tournant à leur avantage, et là les garçons inscrivent un point alors que je n’ai jamais été circonvenu par le quartet, je me disais " et un de plus ". Mise à part une intro de 29 secondes superflues, rien n’est à jeter. On démarre par le titre éponyme, et autant dire qu’il est bien choisi pour montrer la nouvelle sauce de la formation, un panel de voix ahurissant, des rythmiques barrées et alambiquées, des agencements bien travaillés et une basse qui ne lésine en rien de ses capacités funky. La formation a puisé pour ses rythmes et ses transitions dans les mid tempo HxC et les synchronismes métalliques typique alternatif. Durant l’écoute du CD (et parce que je n’aime pas coller des étiquettes, mais plutôt comparer les formations aux autres) on y retrouve des influences de TAGADA JONES et LOFOFORA pour le chant fusion, le timbre de voix, l’impact et le ressenti des textes ; FREEDOM FOR A KING KONG pour le côté fusion Funk/groove et LEÏCHI.K.O.VA ou encore SHERKAN pour les sonorités métallisées. Une galette métissée qui fonctionne vraiment très bien de bout en bout. J’aimerais revenir aux textes qui sont vraiment altruistes et qui deviennent malgré la volonté du CD, la force de SCORCH. Entièrement en français, les écrits sont dans un ordre engagé mais " engagé intelligemment " comme le font les bretons de TAGADA JONES, et là je dis respect car je pensais impossible de faire des textes José Bovesque sans tomber dans un côté puérile, on ressent le tangible et le véritable. Conclusion, un très bon album qui ne devrait pas manquer de faire du mouvement à l’intérieur de notre pays. Des textes sincères et puissants, une musique alternative et hybride ; SCORCH vient de mettre le " French Core à Genoux ".