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Ronald Baker Quintet Version imprimable Suggérer par mail
ImageTrompettiste et chanteur noir américain originaire de Baltimore, Ronald Baker nous présente son quintet de musiciens qui célèbre avec complicité et chaleur le blues, le swing, le be-bop et le hard-bop. Ils partagent tous la même conception musicale dont les racines sont profondément enfouies dans la tradition de la ""Great Black Music"".

Ronald réussit à joindre la suavité des crooners à la flamme d'un véritable jazzman utilisant sa voix comme un instrument de musique ; mis à part George Benson, nul ne peut atteindre une telle qualité d'énonciation, de justesse et de lyrisme…Keep on Swingin' guys !


 

 

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Endless Story...:

Nouvel album de Ronald Baker Quintet

Five for fun:

Presse

"« (…) Ronald Baker s'affiche avec un béret : en grande forme, il possède une belle présence avec de sympathiques messages au public. C'est du jazz vivant ! Son quintet avec Patrice Filleul (batterie) et David Salesse (contrebasse) attaque la soirée avec « Taking a Change on Love ». Trompette, partie vocale, scats… Ronald Baker lance le ténor d'un Jean Jacques Taïb visiblement heureux et qui ne demande qu'à s'exprimer avec ce son spécifique qui est du goût d'un public connaisseur. La soirée, d'une grande intensité, tourne aussi autour des compositions d'Alain Mayeras (piano) (Tom's Delight », « Hey Mike »), excellent. Le trompettiste veut à tout prix… faire danser un slow au public : « You make me feel so crazy » ! avec un beau passage de Taïb, auteur d'une superbe composition destinée à clore le premier set « Lou Ann ». Le club attend impatiemment la reprise et la voix de Ronald lance « It's you or No One ». Le set ce termine par un long chorus de Patrick Filleul sur « Everybody's Boppin' » tandis que pour le rappel Ronald Baker presse Joseph Ganter de revenir à son piano. »

JAZZ HOT, Patrick Dalmace, février 2005


« L'événement jazz du mois :
Loin de la morosité laborieuse des créatifs autoproclamés, le quintet de Ronald Baker affiche une personnalité et une inspiration uniques en France.
Voici donc le quatrième album du quintet de Ronald Baker. A l'instar des précédents, il mérite tous les éloges. Nourri de la tradition Blue Note, il poursuit l'exploration de la voie royale du jazz, celle qui privilégie le swing, la moelleuse sonorité d'ensemble sur la déconstruction hasardeuse, la joie sur la morosité laborieuse des créatifs autoproclamés.

Sur les douze plages composant le répertoire de ce disque, seules deux font appel à cette considérable provision de musique potentielle que forment les standards : Talking a chance on Love, et un titre peu connu dû à Dizzy Gillespie, Cripple Crapple Crutch. Les dix autres sont des compositions originales, dont certaines, comme Enzo the Wrecker, Interplay, Samba Not, Thanx Benny ou Five For Fun (basée sur un blues à 5/4), témoignent d'une solidité d'inspiration et d'un talent d'arrangement dignes de la crème du genre.

Le quintet y gagne une personnalité assez unique dans le paysage sonore de l'hexagone, peu de formations enrichissant avec goût et maîtrise le corpus laissé par les Jazz Messangers d'Art Blakey, les diverses formations de Lee Morgan ou les quintets du pianiste Horace Silver.

L'autre bonne nouvelle, c'est la part importante accordée au leader, Ronald Baker, comme chanteur. Aussi bien sur You Make me Feel so Crazy que sur Nightmare Blues, il prouve une fois encore un talent impressionnant qui, on ne sait pourquoi, n'a toujours pas, semble-t-il, attiré l'attention d'un producteur avisé (ça existe ?) : il a pourtant tout pour faire une star ! Ecoutez aussi Taking a Chance on Love : l'introduction a cappella avec le seul soutien de la contrebasse, l'exposition puis l'unisson en scat avec le saxophone, cela mérite les plus grandes scènes.

Les musiciens eux-mêmes définissent la clé de leur musique dans la notice accompagnant l'album, en deux mots dont la traduction française est malaisée : « groove », et « fun ». Le second est tellement galvaudé par les animateurs radio qu'il convient de préciser qu'ici fun ne veut pas dire ignorance souriante mais allégresse que procure la musique faite ensemble.

Le premier est plus délicat. Le groove, c'est une tension qui monte, une pulsation qui se maintient et entraîne tant les interprètes que les auditeurs. C'est une sorte de contagion. Oui, en effet, le fun et le groove sont au rendez-vous. A peine peut-on regretter que la cymbale charteston du batteur Patrick Filleul soit sous-enregistrée, sa pulsation étant assez essentielle dans ce genre de musique. Mais en l'état, cet album revigorant où tous font preuve d'un drive impeccable et précis, élégant et dynamique, mériterait un autre titre : Six for Fun, tant à l'écoute le sixième élément, le public, ne saurait rester étranger à une aussi belle réussite. »
CLASSICA REPERTOIRE, R10, juillet 2004

« Le hard bop n'est pas mort. Ronald Baker – eh oui, ce nom-là ne peut pas se faire oublier – est forcément, trompettiste. Avec son quintet, il fait vivre la musique de la fin des années 1950 celle des Jazz Messengers d'Art Blakey en particulier. Mais il le fait avec un joie, une énergie qui remportent l'adhésion. Il se sent bien dans cet idiome et le titre de son album est tout son programme, Five For Fun. Ils sont cinq et ils aiment jouer, ils aiment se retrouver ensemble et ça s'entend. Un moment non seulement agréable mais véritablement…fun ! En plus, sur un label indépendant ! »
ROUGE, 27 mai 2004

« Chanteur et trompettiste de Baltimore, Ronald Baker, 36 ans, vit actuellement en France où sa voix chaude de crooner et son souffle à la Miles Davis ont trouvé un large public. Sur son nouvel album, Five For Fun, il passe une fois encore avec une classe déconcertante du be bop percutant au blues incandescent. A noter une magnifique reprise de Cripple Crapple Crutch de Dizzy Gillespie. »
FRANCE SOIR, 20 avril 2004

« Avec un bel enthousiasme, Ronald Baker et ses petits camarades s'emploient à chausser les pantoufles des Jazz Messengers. Sans prendre la moindre distance. Un bonne partie des thèmes signés du pianiste Alain Mayeras – Blues for Gene, Boppin' the Leaves, Hey Mike, Five For Fun – frise même le pastiche mais après tout, pourquoi pas ?

Les uns et les autres ont suffisamment d'enthousiasme et de talent pour enlever les suffrages de ceux que comble d'aise un bon bain de swing ; ce qui, entre parenthèses, ne peut pas faire de mal à une époque où cet article se fait rare. Ronald Baker a étudié avec Donald Byrd, se réclame de Freddie Hubbard et de Lee Morgan lorsqu'il est question de trompette, d'Al Jarreau et de George Benson quand est évoqué l'art du crooner (dans ce domaine, sa partie « scattée » de Takin' a Chance on Love est irréprochable). Dire qu'il est parfaitement digne de ceux dont il invoque le patronage relève de l'évidence. Seul pas de clerc, sa reprise de Cripple Crapple Crutch.

Ce qu'en faisait Dizzy est encore trop présent dans les mémoires pour ne pas conduire à une comparaison. Jean Jacques Taïb à l'alto et au ténor, Alain Mayeras – remarquable au clavier -, David Salesse à la basse et le batteur Patrick Filleul sont les musiciens qu'il fallait pour cette célébration revendiquée d'un hard bop bien orthodoxe. Interplay, Thanx Benny au parfum Jazztet laissent entrevoir que les cinq complices n'en restent pas là. Tant mieux. »
JAZZMAN, 3 étoiles, septembre 2004

Titres

1. Blues for Gene (A. Mayeras)
2. Boppin'the leaves (A. Mayeras) 
3. You make me feel so crazy (R. Baker)
4. Nightmare blues (A. Mayeras - R. Baker) 
5. Hey Mike (A. Mayeras)
6. Cripple crapple crutch (Dizzy Gillespie)
7. Samba not (R. Baker)
8. Thanx Benny (J.-J. Taib)
9. Interplay (A. Mayeras)
10. Enzo the wrecker (J.-J. Taib)
11. Taking a chance on love (V. Duke - P. Fisher - J. Latache)
12. Five for fun (A. Mayeras) 

Musiciens

Ronald Baker : trompette - voix
Alain Mayeras : piano
Jean-Jacques Taib : saxophone tenor, alto
David Salesse : contrebasse
Patrick Filleul : batterie

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