A l’origine du projet, il y a d’une part la conviction que le CD, en tant qu’objet physique, n’a d’avenir que s’il devient en soi un objet d’art, nourri d’images et de design. D’autre part le désir, constant chez Smooth One, de mêler toujours plus intimement la musique et l’image. Dans la boite noire « industrial welfare », on trouvera donc d’abord un CD audio. 14 titres signés Smooth One, aux machines et computers, avec la complicité du bassiste/ guitariste Mourad Baali, et du turntablist Dj HAK (et par la voix de Colette sur « le jardin d’acclimatation »).
Peu attiré par la rythmie harmonique immuable du format chanson, Smooth One livre, avec Industrial welfare, une musique essentiellement modale, basée sur les timbres, les harmoniques, et les juxtapositions rythmiques. Aux influences jazz et hip-hop des débuts, viennent se mêler ici des réminiscences dub, post-rock, ambiant et répétitives. Au final, Industrial welfare est à classer d’office dans la catégorie « inclassable ». Un album à la fois électronique et acoustique qui, tout en explorant les avancées technologiques actuelles, cherche avant tout à privilégier l’émotion. C’est cette volonté même de mettre l’émotion au cœur du propos qui nourrit et irrigue l’ensemble du disque. Une musique élégante et ultramoderne, parfois violente parfois contemplative, mais d’abord poétique.
SMOOTH ONE : ELEMENTS BIOGRAPHIQUES.
Issu de la scène abstract hip-hop, Smooth One a co-écrit avec Dj cam les deux premiers albums éponymes : « underground vibes « et « substance »( inflamable /Sonymusic) Après un album live capté aux transmusicales de Rennes, » underground live act », et de nombreux remix pour Air, Tek9, Jean-louis Murat, Silent poets, la yellow 357,etc …Smooth One reprend son indépendance et se consacre essentiellement à la musique pour film et à son label, Superflux. S’ensuivent les B.O des films « New York zéro zéro » ( superflux/Believe) et « Amsterdam reconstruction » de Jérôme Schlomoff, et du film « Exit port st Louis » de Catherine hebert, accompagné du cd « Exit remix »(Superflux / believe), comprennant des remix d’Elektrokut, Laurent Ho, et Junior Cony.
CATHERINE HEBERT : ELEMENTS BIOGRAPHIQUES.
Rédactrice de mode, photographe et réalisatrice, Catherine Hebert a travaillé pour de multiples magazines dont Elle, technikart, DS, ICON. Elle publie en 2002 Le livre sur l’Elégance aux éditions La martinière. Sa culture de l’image et de la mode, qui trouve ses terres de prédilection chez les créateurs belges et japonais, et l’acuité sensible de son regard, fonde son travail. Elle s’attache à mêler photographies de mode, paysages et portraits, dans un même souci de justesse et d’amour de ses sujets, hommes et villes.