Avant même de poser le disque sur la platine, cette collaboration entre le Belge Empusae et le désormais Monégasque Nick Grey s’avère on ne peut plus séduisante. En raison du packaging tout d’abord, superbe digipack format DVD qui abrite en son sein un minuscule CD trois pouces, comme si les contraires devaient s’allier dès le premier contact, avant même que la musique ne commence. Une bonne impression qui ne se dissipe fort heureusement pas une fois celle-ci entamée, venant même à se renforcer à chaque nouvelle mesure. Car cette collaboration tient du miracle, Empusae ayant opté pour une approche discrète et subtile, tout en percussions enveloppantes, en piano et en sonorités cristallines pour mieux habiller la voix suave de Nick Grey, qui installe sur ces trois trop courts titres un sentiment de nostalgie, d’abandon si fort qu’on ne peut qu’espérer qu’il y en aura d’autres, beaucoup d’autres, pour retrouver ces instants hors du monde. Jean-François Micard/ D-side magazine
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Empusae Nick Grey.Simple black line in a diagram EP
N'ayant eu que deux ou trois productions de Empusae entre les oreilles et ayant toujours été intrigué par l'énigmatique Nick Grey croisé ça et là sur des playlists alléchantes, je démarre l'écoute de ces trois titres d'une oreille bienveillante ce qui aurait pu avoir l'effet de tuer ma curiosité, et là, comme un bleu, je me fais avoir allégrement. Ces trois titres sont captivants. Les nappes si riches que sait déployer Monsieur Empusae pour nous plonger dans un bain mystico-mystérieux sont bien présentes, douces comme du coton mais coupantes comme du verre sur la tranche . Ses percussions tantôt minimalistes, tantôt tribales sur fond d'un savant fouillis électronique comme dans ses travaux au sein du sublime Tzolkin sont également de la partie, enveloppant la voix de Nick Grey douce et grave et de plus en plus présente au fur et à mesure des trois morceaux. Une voix et des textes comme des lettres intimes racontées, susurrées à l'oreille avec une pointe de menace David Tibétaine. Je me prends à fantasmer un cousinage artistique avec les travaux de Dome (l'ambiance éthérée, la voix de Graham Lewis, j'imagine aussi un Marc Almond venant faire les chœurs comme dans les meilleurs passages de Coil) mais cet EP à sa personnalité propre et le dernier morceau vient m'en convaincre, ses volutes de piano hypnotiques vous prennent les tripes, 'You'd better start moving from individual to divine' en tous cas, c'est en bonne voie, un voyage particulièrement émouvant initié par deux géants de l'émotion musicale. Merci à Brume recs qui a toujours l'instinct pour mettre en avant des productions aussi belles. http://www.axesscode.com