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Dub Incorporation Version imprimable Suggérer par mail

ImageAu départ, Dub incorporation était un trio auquel vient se greffer une guitare, les claviers, un toaster, un percussionniste mais aussi un sonorisateur attitré. Avec des textes engagés marqués par le métissage et la tolérance, le groupe, adepte de live explosifs, évolue de manière pacifiste mais déterminée. Dub Incorporation était lauréat du FAIR édition 2004, affirmant ainsi la reconnaissance des professionnels.

Pour leur deuxième album, Dans le décor, le groupe s’entoure des meilleurs éléments en reggae international comme David Hinds (Steel Pulse), Omar Perry ou encore Lyricson.

 

Trois vidéos de la tournée: (cliquez pour visionner)

Video Part 1

Video Part 2 

Video Part 3

 


 

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Six nouvelles vidéos: (cliquez sur l'image pour visionner)

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En 1997 débute l’histoire de la DUB INCORPORATION.
Une histoire qui en rappelle d’autres, vécues par de nombreux groupes eux aussi : celle d’amis réunis autour d’une passion commune, la musique. Les origines et les influences musicales de chacun des membres du groupe sont riches et variées, et c’est ce qui fait toute la singularité de leur musique.
Bien que l’étiquette « reggae français » soit communément utilisée pour qualifier la Dub Inc’, le raccourci peut paraître facile et pas totalement adapté à leur musique, dont on sent rapidement ressortir les influences orientales, Hip Hop…

Très rapidement, l’envie germe d’aller plus loin et de mettre leurs morceaux sur disque. Novembre 1999 verra ainsi la sortie de Dub Incorporation 1.1, leur première trace discographique.
Au fil des mois, le groupe se professionnalise, les concerts se multiplient et l’engouement dans leur région (Saint-Étienne) ne cesse de prendre de l’ampleur.
En juin 2001, ils enfoncent le clou avec Version 1.2, qui marque la fin de l’estampille « groupe local ». Dès lors, la DUB INCORPORATION s’expatrie hors des frontières Rhône Alpines, aussi bien en termes de concerts qu’en termes de distribution et de retombées médiatiques.

Leur nouvelle étape dans le monde musical : le long format. En septembre 2003, le premier album du groupe, DIVERSITE, sort en distribution chez Productions Spéciales. S’ensuit un travail promotionnel de fourmi, au travers de réseaux, (comme la Férarock, partenaire sur l’album) et de multiples interviews radios/fanzines réalisées lors de chaque date du groupe. Leur notoriété s’envole, les concerts se jouent à guichets fermés et les ventes décollent elles aussi, voisinant les 10 000 copies vendues à ce jour.

La reconnaissance arrive aussi du côté des professionnels. La DUB INCORPORATION est lauréate du FAIR 2004, ce qui a pour effet d’accélérer les choses sur tous les plans, et notamment la collaboration avec une agence de booking A GAUCHE DE LA LUNE.

Ce second album, Dans le décor, s’annonce donc comme un tournant dans la carrière du groupe, qui prend son temps pour mûrir ce disque et s’entoure des meilleurs éléments en reggae français ou international. Entre featuring avec David Hinds (Steel Pulse), Omar Perry ou encore Lyricson, mais aussi à travers la réalisation de l’album avec Sam Clayton, le ton est donné : la DUB INCORPORATION place la barre haute avec cet album, et dès l’automne prochain, c’est sur scène que sera livrée l’énergie débordante d’un groupe qui n’a pas fini de faire parler de lui !
 

Avec ce deuxième album, « Dans le décor », on est tout de suite confronté à des paroles engagées, servies par une production impeccable. On retrouve deux chanteurs principaux (un DJ et un chanteur) qui, sur la plupart des morceaux, se partagent les couplets. L’un utilise une voix de gorge teintée dancehall et l’autre une voix plus claire aux vocalises rappelant un Taïro (Décor) en y ajoutant une personnalité orientale. A Imma est chantée intégralement en kabyle et, Achtah (en duo avec Omar Perry) offre une ambiance très Raï.

A l’issue des treize titres de l’album, on est séduit par cette palette de couleurs et on ne peut s’empêcher de penser au Peuple de l’Herbe. Gageons que sur scène, la Dub Inc. nous procurera autant de plaisir que ces derniers.



Quelques critiques du premier album:

« Devant un public tout acquis à leur cause, les membres de Dub Incorporation faisaient encore une fois raisonner leur reggae-dub. Un combo qui n’est pas inconnu et qui prouve chaque fois que la scène est son domaine. (…) entre les sauts endiablés des chanteurs, et les accords pleins de puissance, le Hall C n’avait qu’à bien se tenir. » La Tribune Le Progrès, St Etienne, Mai 2000

« (…) Une découverte rythmée par des chants percutants, des morceaux excellents et unj engagement politique qui rappelle que le reggae est avant tout une musique contestataire… » L’Echo de la Loire, Mai 2000

« (…) Enfin, la soirée s’est achevée par la prestation du groupe Stéphanois Dub Incorporation à qui l’on prête le plus grand avenir. (…) Leur savant mélange musical apporte une dernière touche finale à la réussite de cette soirée. » Presse locale, Isère, Juillet 1999

 « (…) L’envoûtement a opéré rapidement, demandant à chacun u temps de réflexion, avant de se dire que le groupe Stéphanois avait de la classe et de l’avenir. » Centre France, Allier, Mai 2000

 « (…) Les  Dub Incorporation osent par leur arrogance mettre les pieds dans un univers réputé rude.
Cette grande smala a su ouvrir les oreilles…. Le cerveau a fait le reste. » Groove Magasine, Mai 1999

« (…) Après un premier jet, les revoilà, plus matures, poils sous le menton, dread locks aux épaules, pour un cinq titres où textes militants, musiques épurées montrent un travail plus réfléchi qui donne de l’éclat, de la chaleur aux trente minutes du CD autoproduit. Là est le rôle éducatif du reggae : cultiver, apprendre, se rebeller.
Point besoin d’une quelconque manif étudiante ! Dub Inc. a de la voix, de l’intelligence qu’ils désirent communiquer à tous… » Groove Magasine, Fevrier 2000

 

Interview pour le site www.reggaetom.com

Vous pouvez vous présenter ?

Komlan : chant percussions

Mathieu : guitariste rythmique

Binour : basse

Comment s'est passée votre rencontre ? Komlan, Hakim, vos deux voix ont deux timbres, deux styles très différents, comment avez-vous réussi à les mêler, à trouver l'alchimie ?

Komlan : Au départ, le groupe c'était trois musiciens qui faisaient de l'instrumental, du dub. Ensuite, c'est au travers des rencontres que le mélange s'est fait, assez naturellement – on se connaissait un peu tous sur St Etienne parce que la musique c'est un petit microcosme ! J'étais d'abord arrivé pour faire des percussions et quelques interventions chant, pour mettre une touche ragga et puis avec le temps, un équilibre s'est trouvé. J'ai pris plus de confiance, j'ai plus travaillé aussi. C'est venu naturellement, parce qu'on a tout de suite senti que ce mélange là pouvait être intéressant, parce qu'il n'avait pas encore trop été entendu en français. Voilà pourquoi on a voulu développer cette facette.

Quelles sont vos influences, qu'est-ce qui vous inspire ?

(Pour Hakim, je suppose qu'il y eu pas mal de raï, de musique kabyle, de par ses origines, et toi par exemple ?)

Komlan : J'ai écouté plein de choses, pas mal de ragga, de rap. Après dans le groupe on a tous des influences vraiment différentes… On se retrouve tous sur le reggae, mais certains viennent de la world comme Fred (claviers), d'autres de la funk ou de la soul comme Binour (basse), d'autres sont plus branchés dub, d'autres plus rock… On n'a jamais limité nos influences, et j'espère que ça se ressent sur les albums ! d'un morceau à l'autre, si quelqu'un veut amener une couleur un peu différente, on accepte !

A propos de votre dernier album, comment l'avez-vous conçu ? Après deux maxis et un album « Diversité », qu'aviez vous envie de mettre dans celui-là ?

Binour : Il y a d'abord eu la rencontre avec Sam Clayton, avec qui on a réalisé l'album. Arrivés dans le studio, les choses se sont faites jour après jour. On a eu des surprises, au niveau des featurings par exemple. Certains ne se sont pas faits. On a envoyé notre son à Lyricson, avec qui on avait déjà discuté puisqu'on a joué 3-4 fois avec lui. Et puis Sam Clayton connaissait David Hinds de Steel Pulse et Omar Perry, qui vit en Belgique. Grâce à Sam Clayton, ça s'est fait facilement, c'est vrai… Et en même temps il y a eu un bon feeling avec les artistes, on les a vus sous un autre jour, ça a été l'occasion d'échanger.

Komlan : On les a recroisés, on a fait revenir à St Etienne les trois artistes de l'album, plusieurs fois. Ca a été un bon échange. Ca a pas été « business » quoi !


Ca a vraiment été une volonté de votre part de faire un album qui marque, avec des featurings bien béton ? ou alors ça s'est improvisé comme ça, ça aurait aussi bien pu être une collaboration avec des artistes locaux, des potes… ?

Komlan : Ce qui nous intéresse c'est de bosser avec des gens. Ca compte pour nous de montrer un peu les gens qu'on a croisés sur la route, avec qui on a eu des bonnes vibes, pas seulement artistiques mais aussi humaines. Comme avec Tiken Jah, pour le premier album : c'était un gars qu'on avait croisé et avec qui ça passait bien au niveau des idées, humainement, ça nous a permis de faire un morceau ensemble. Pour la petite anecdote, le morceau qu'on a fait avec Omar Perry devait être avec le chanteur d'Asian Dub Foundation (Speks, un des deux nouveaux chanteurs), parce que justement on avait fait 4-5 dates avec eux, qu'on les avait appréciés, c'étaient des gars avec qui on avait envie de bosser. Mais bon, au niveau des agendas, c'est pas toujours possible, on est tous bien occupés… Donc ça s'est fait avec Omar Perry. Et le coup de David Hinds, c'était la cerise sur le gâteau parce que c'était même pas prévu, ça s'est fait grâce à Sam Clayton après une discussion, à l'improviste…

Binour : … Sam Clayton a décroché son téléphone, David Hinds a kiffé le projet et hop, trois jours après il était là. Même nous on était épatés, ça nous a surpris ! Tout ça c'est arrivé vraiment à l'étape du studio.

Justement, le fait de collaborer avec Sam Clayton sur cet album, ça a changé quoi dans la production ?

Mathieu : Il nous a coachés en fait ! D'habitude on fait un travail d'équipe, le groupe bosse un peu en autarcie, depuis quelques années, et lui il a été celui qui regarde, qui écoute, et qui dit « oui, là c'est bien … ». C'était nouveau pour nous de bosser avec quelqu'un d'extérieur et ça nous a mis dans une autre vibes, c'est bien ! Et puis lui il a de l'expérience, en Jamaïque, aux Etats-Unis, avec plein d'artistes, avec Steel Pulse justement, avec Toots…

Binour : …et puis il vit à côté de St Etienne, c'est surtout ça ! il est venu s'installer à 30 km de St Etienne, on l'a connu par le frère de Komlan. Ca a été un échange de feelings avec lui, il n'y a pas eu que du business. On essaye de garder cette politique de « feeling », si on rencontre quelqu'un et que ça passe bien, on bosse avec lui, on se lance. On continue d'ailleurs avec Culcha Candela ce soir, qui sera de la partie ! On a tourné avec eux, on revient d'Allemagne en fait…

Comment s'est passée justement la rencontre avec Culcha Candela ?

Binour : C'est grâce au tourneur (A Gauche de la Lune) qui nous a trouvé 12 dates en Allemagne. On avait déjà joué à Berlin en septembre et là on a pu y retourner avec de nouvelles dates. On a aussi trouvé une distribution pour le disque là bas. Pour nous ça apportait un plus, parce qu'on connaissait pas…Là bas on faisait les premières parties de Culcha Candela, ça s'est super bien passé. Ils nous ont passé leur son, on a bien aimé, on a fait un remix pour eux qui sortira prochainement. Ils ont une quinzaine de dates en France avec nous, pour qu'eux aussi aient une chance de se faire connaître du public français !

Quels échos avez-vous eus de votre tournée ? Vous êtes allés en Belgique, en Suisse, en Allemagne, le public a réagi comment ? Vous êtes aussi programmés pour le Summerjam à Cologne…

Komlan : En Allemagne ça s'est vachement bien passé. Les gens sont ouverts, ils ont bien accueilli le truc, c'est pour ça que le tourneur allemand nous a proposé le Summerjam.

Pour l'instant depuis la sortie de l'album, la tournée c'est nickel, rien à dire, on a l'impression que le public a bien reçu l'album, parce qu'il y a toujours plus de monde dans les salles, et que les salles sont toujours un peu plus grosses…Pour l'instant on se laisse un peu porter !

C'est impressionnant, depuis quelques dates vous jouez à guichets fermés ; ce soir à Nantes l'Olympic est presque complet alors que vous êtes peu passés dans la région. Comment ça se fait que vous ayez un tel retentissement partout en France sans être très relayés par les médias … c'est le bouche à oreilles ?

Komlan : Il faut dire que c'est pas aussi rapide, parce que ça fait huit ans qu'on bosse ensemble. On a eu une chance, le public nous a toujours suivis, pas seulement à St Etienne. Dans la région, ça fait un moment que ça marche, mais maintenant ça sort de Rhône Alpes et il y a tout un bouche à oreille qu'on ne maîtrise pas mais qui nous porte c'est vrai… Pour le premier album Diversité il n'y avait quasiment pas eu de promo, un peu plus pour Dans le décor, mais vu que c'était encore une autoproduction, de A à Z on s'est débrouillés nous-mêmes, à aller flyer dans les festivals et tout ça… Mais je pense que la scène joue pas mal, on a fait beaucoup beaucoup de scène et ça, ça paye au final ! Le public apprécie qu'on ait toujours tourné, depuis le début du groupe, sauf dans l'année de travail sur Dans le décor. Même quand on n'avait pas de tourneur, on a bossé avec les associations, partout en France, même emmené la sono au début, avec les camions et tout !

Vous pensez qu'on peut se maintenir à un tel niveau, sans user de moyens de com ?

Komlan : Il y a une chose, c'est qu'Internet nous a plutôt servis que desservis. On a parfois pu arriver dans des villes où on était presque pas distribués, et avoir des salles pleines qui chantaient ! Le fait qu'on ne soit ni dans la presse, ni dans les radios, incite les gens à aller chercher sur d'autres médias, donc sur internet, et c'est impressionnant, tu tapes dub inc sur internet et tu trouves plein de trucs, des blogs… ça nous a servi.

Vous pensez que vous pouvez continuer dans ce sens là sans major, sans gros coups commerciaux… ?

K : On ne sait pas de quoi demain sera fait. Ce qui est principal pour nous, ce qui nous plaît aujourd'hui, c'est notre autonomie, c'est d'avoir la maîtrise de tout : comment on produit notre album, comment on va le sortir, quelle sera la pochette... C'est plus de boulot, maintenant on bosse avec des partenaires, notre tourneur, notre distributeur, notre manager… On arrive à s'autogérer donc pourquoi pas faire monter ces structures là ? On n'est pas pressés de trouver un contrat, on a toujours été patients, c'est pas parce que maintenant c'est un peu plus national qu'on va aller signer n'importe quoi… On a réussi à avoir la maîtrise jusqu'à maintenant, on veut la garder !

Pour revenir à votre album, le premier morceau c'est « Survie », quelle a été votre relation avec cette association* ? Comment vous avez été poussés à collaborer avec eux, à faire un morceau sur leur compilation* ?

K : C'est une association de Lyon, donc assez proche de nous. On l'a connue par ma famille, mon beau frère était un des premiers adhérents de l'asso, à fond dans ces problèmes là. J'en avais parlé au groupe, parce qu'on s'intéresse à l'Afrique et qu'on est sensibilisés à ces questions. Il y a eu ensuite la rencontre avec Tiken Jah, au moment où il sortait son album qui s'appelait « Françafrique », après une rencontre avec François-Xavier Verschave*. Nous on a rencontré F.X. Verschave parce qu'on a fait trois soirées pour Survie.

Le projet de compilation est né entre Lyon et St Etienne. Depuis le début, même avant la mort de M. Verschave, on a toujours été assez proches, on a toujours essayé de parler d'eux, de faire venir des tables de presse… malheureusement toutes les villes n'ont pas des militants qui peuvent faire des tables de presse. Donc c'était logique d'être sur la compil, par rapport à nos idées, à ce qu'on essaie de développer sur l'Afrique…

Ce sont des thèmes qui vous tiennent à cœur… par exemple dans « Chaînes », on sent que tu es impliqué, que tu as envie de parler de tes racines.

K : Oui, déjà parce que je connais mon pays le Bénin, avec les autres on est partis au Sénégal, et puis on est tous un peu dégoûtés par la politique en France, et plus que jamais c'est un truc à montrer du doigt, c'est ici qu'on peut parler aux gens. Les gens de là-bas subissent. Ce que Survie essaie de nous montrer, c'est que tout part d'ici… les politiciens d'ici pourrissent, entretiennent la corruption, et il faut travailler ici sur la conscience des citoyens. C'est important pour nous. On ne parle pas que de ça non plus mais c'est un des thèmes qu'on a aimé développer, après le voyage au Sénégal. On a été à Gorée, ça a été un pèlerinage intense, pour tous.

J'ai été étonné de voir votre morceau sur l'environnement !

B : C'est un fait de société hyper important. Si on ne fait pas gaffe on va à l'explosion de la planète… Vu que c'est des jeunes qui nous écoutent c'est important de parler de ça !

Komlan, j'ai aussi été surpris par ton changement de style au chant, qu'est ce qui t'y a poussé ?

K : Le travail m'a fait découvrir certaines choses sur moi ; et puis le groupe me laisse l'espace de m'exprimer, de prendre confiance. Ils ont senti que ce morceau « Chaînes » me tenait à cœur, le voyage à Gorée a été vécu vraiment tous ensemble, donc ça s'est fait assez naturellement… On a aussi une structure « sound system », avec les chanteurs de Dub Inc, de Jah Mic…ce qui nous permet de découvrir d'autres choses, d'essayer…de « passer des palliers », au chant, comme pour un instrumentiste. Et là, ça fonctionne donc je me suis lancé.

C'est un moment « charnière » pour vous, vous avez sorti votre album, vous êtes en pleine tournée… il y a des choses qui vous trottent dans la tête ?

On s'arrête jamais en fait, il y a toujours des trucs à faire. Y'a des petits projets qui arrivent, par exemple avec Steel Pulse, mais un prochain album non, on n'y pense pas encore.

Des projets avec des associations, comme ce que vous avez fait avec Survie ?

K : Oui, un projet à Reims, par rapport au Bénin. Et puis d'autres projets personnels, par rapport à nos origines. On aimerait aller dans nos pays d'origine, profiter du fait que Dub Inc marche un peu ici…

Hakim arrive dans les loges...

Hakim, ça te tient à cœur de chanter en kabyle, par rapport à tes origines ?

Hakim : Oui, bien sûr, mon père et ma mère m'ont légué ça, ça me tient à cœur de chanter dans cette langue, même si je ne la maîtrise pas à 100% parce que je suis né en France. Mais ça fait toujours plaisir de chanter en kabyle et je persisterai…

Tu as un rapport important avec ton pays, l'Algérie ?

Hakim : Bien sûr, comme Binour, comme Aurélien au Bénin, on a toujours beaucoup de famille là bas. C'est une racine. On essaye de perpétuer le lien par la musique, d'autres le font par d'autres moyens… Et puis les Berbères sont un peuple revendicatif, c'est quelque chose que j'essaie de perpétuer aussi.

 Interview réalisée par Thomas le 8 Mars 2006 à l'Olympic de Nantes

 

 

 

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