






| Melon Galia |
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Le MELON GALIA, pour ceux qui ne fréquentent pas trop les marchés, est une variété sucrée et fondante de la juteuse et volumineuse curcubitacée. Mais c¹est aussi le nom qu¹a adopté une bande de 5 amis bruxellois (deux filles et trois garçons) pour écrire, interpréter et enregistrer d¹entêtantes pop-songs en français, qui relatent, sur un ton souvent léger, les petits événements du quotidien.
Doté d¹un solide sens de la mélodie et d¹un enthousiasme communicatif, le groupe a démarré sa carrière en signant deux EP autoproduits salués par la radio et la presse, lui ouvrant au passage les portes des scènes belges les plus convoitées : plusieurs apparitions remarquées au Botanique (dont une participation à une fameuse soirée d¹hommage à Jeanne Moreau) mais aussi au festival de Dour, de Nandrin, aux Francofolies de Spa, en compagnie d¹artistes renommés tels que Miossec, Ignatus, Tahiti 80, Bright Eyes, ou Mathieu Boogaerts. Après plus d¹un an de silence discographique et médiatique, consacré à l¹écriture de nouvelles chansons, voici leur premier long-format, 'Les embarras du quotidien', un disque varié où les tubes pop enjoués ('Tout le monde d¹accord', 'Jamais je ne mens') passent volontiers le relais à des compositions plus impressionnistes ('Au risque de te plaire'), plus jazzy ('Il ne m'en aura rien coûté') ou à des ballades aux teintes plus sombres ('il fallait bien'). Épaulés dans leur travail d¹arrangement et d¹enregistrement par John Cunningham, puis, pour le mixage, par Mike Mogis (ingénieur du son / musicien du Nebraska, membre de Lullaby For The Working Class et de Bright Eyes), les MELON GALIA ont voulu placer cet album sous le signe de l¹ouverture et de la convivialité, optant pour des conditions d¹enregistrement domestiques et la participation d¹amis de passage. On ne s¹étonnera donc pas d¹entendre, aux côtés des traditionnels guitares-basse-batterie, moults pianos et orgues, instrument à cordes (violons, contrebasse, pedal-steel) ou à vent (trompette, saxophone, clarinette, melodica) et même quelques occasionnelles petites incursions électroniques, comme sur 'N¹en parlons plus', sorte de comptine triste et poussiéreuse à laquelle Conor Oberst (le talentueux Monsieur Bright Eyes) vient apporter son amical concours. Au rang des collaborations, on notera également l'intervention de Dupuy & Berberian, deux auteurs de bande-dessinée (à qui l'on doit notamment la série des "Monsieur Jean" et des "Henriette") dont l'univers à la fois intimiste et accueillant est étonnamment proche de celui des cinq bruxellois, et qui se sont chargés de la conception graphique de cet album. La sortie de ce disque dans le Benelux mais aussi en France, Suisse et au Japon est très bien accueillie par les plus prestigieux organes de presse ( Magic !, les Inrockuptibles, Libération, le Nouvel Observateur, Télérama, etc… ) et donne à Melon Galia l’occasion de retrouver le chemin des scènes belges mais aussi française et luxembourgeoises. On aura pu les voir entre autres aux Francofolies de Spa, au Festival de Dour, aux Nuits Botaniques de Bruxelles, et notamment à Paris aux Inaperçus, au Café de la Danse ou encore au Primeurs de Massy. Ils prennent également part à la fameuse scène partagée de Arras où ils se produisent avec Tony Goddess ( des Papa’s Fritas ) J-P Nataf ( des Innocents ) Morning Star et Orwell. Adepte d¹une pop 'ligne claire' artisanale et sans prétention, pas si éloignée, dans l¹esprit, de celle pratiquée par les écossais de Belle & Sebastian, MELON GALIA compte parmi les rares groupes d¹expression française à concilier avec autant de bonheur et de fraîcheur une culture musicale majoritairement anglo-saxonne (The Smiths, Teenage Fan Club, Ben Folds Five, Pavement, pour ne citer que quelques-unes de leurs influences) et les jeux lexicaux chers à la tradition francophone. Un mélange qui, s'il est loin d'être révolutionnaire, aura rarement sonné aussi juste et procuré une écoute aussi jubilatoire. |
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